Emmanuel Macron veut supprimer l'ENA à Strasbourg

Le président de la République Emmanuel Macron devait faire des annonces lundi soir, suite au grand débat national provoqué par la crise des gilets jaunes.

Mais l’incendie de Notre-Dame de Paris a retardé la présentation des mesures envisagées.

Indexation, à nouveau, des petites retraites sur l’inflation, moratoire sur la fermeture des écoles ou hopîtaux jusqu’à la fin du quinquennat, Emmanuel Macron devait donner des gages lors d’une allocution télévisée.

Mesure symbolique, le président de la République voulait annoncer la fermeture de l’ENA, école nationale d’administration.

Cette institution est depuis longtemps très critiquée, la marque d’une défiance envers l’élite technocratique d’un pays.

L’ENA a son siège à Strasbourg. L’école s’était délocalisée de Paris au début des années 90, déjà, à l’époque, pour répondre aux critiques qui voyaient en elle un outil parisien pour l’Etat coupé des territoires.

C’était Edith Cresson, première ministre, qui avait annoncé le déménagement en 1991, à la commanderie Saint-Jean près de la Petite-France.

L’ENA forme chaque année environ 200 élèves aux plus hautes fonctions de l’administration.

Il y a de nombreux énarques célèbres : Edouard Philippe par exemple, l’actuel premier ministre, Matthieu Pigasse, actionnaire du journal Le Monde, Alain Fontanel, adjoint au maire de Strasbourg.

Et surtout, Emmanuel Macron, au début des années 2000…

Photos @ena