Historique : le réacteur 1 de Fessenheim coupé le 22 février

Le décret officialisant la fermeture définitive de la centrale nucléaire de Fessenheim a été publié ce mercredi.

Décret n° 2020-129 du 18 février 2020 portant abrogation de l'autorisation d'exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim, voici l’intitulé exact du texte publié au Journal Officiel.

 Le texte entre en vigueur à compter du 22 février 2020 pour le réacteur n° 1 et à compter du 30 juin 2020 pour le réacteur n° 2. 

Samedi, les ingénieurs de la centrale vont éteindre définitivement le réacteur numéro 1 du site haut-rhinois.

Cet été, après l’arrêt du réacteur 2, la plus ancienne centrale nucléaire de France (ouverte en 1977), ne produira plus d’électricité.

Le combustible nucléaire sera retiré à partir de 2023. Les plans du gouvernement portent sur un démantèlement du site jusqu’en 2040.

La fermeture de Fessenheim avait été évoquée (promise...) pour la première fois en 2011, par François Hollande, alors en campagne pour la présidentielle.

Les services du Premier ministre à Matignon expliquent dans un communiqué :

Cet événement constitue une première étape dans la stratégie énergétique de la France, qui vise un rééquilibrage progressif entre l'électricité d'origine nucléaire et l'électricité d'origine renouvelable tout en poursuivant la baisse des émissions de gaz à effet de serre issues de la production d'électricité grâce à la fermeture des centrales à charbon d'ici 2022.

La fermeture de Fessenheim se prépare depuis 2018. Elle devait initialement être lancée en 2016.

Des élus locaux dénoncent cette fermeture et mettent en avant des risques pour 2000 emplois directs ou indirects, chez les sous-traitants entre autres. 300 entreprises et artisans travaillaient sur le site.

La France possède 58 réacteurs. D’ici à 2035, elle s’est engagée à en fermer 14 en tout, dont les deux de Fessenheim.

La centrale était très régulièrement pointée du doigt pour sa vétusté et sa dangerosité, d’après des associations de défense de l’environnement comme sortir du nucléaire.

Des affirmations toujours récusées par son exploitant EDF, qui mettait en avant d’importants travaux pour la remettre aux normes et prolonger sa durée de vie.