Il n'y aura pas de centrale géothermique au nord de Strasbourg

La préfecture impose l’arrêt des travaux du site Fonroche près de Vendenheim.

Vendredi dernier, un séisme de magnitude 3,9 sur l’échelle de Richter avait secoué le nord de Strasbourg, et provoqué quelques frayeurs.

Depuis même, des dizaines de particuliers se plaignent de dégâts sur leurs habitations. 

Ce séisme, le second depuis octobre, provient du projet de centrale géothermique de Vendenheim, un site expérimental pour le moment, l’un des plus importants en France à l’heure actuelle.

Mais il n’y aura pas de centrale de chaleur et d’électricté en 2021 comme le souhaitait l’exploitant, Fonroche.

Hier mardi, la préfecture a confirmé hier mardi l’arrêt définitif des travaux, pour des raisons de sécurité.

Le principe de précaution et de protection des populations a été réaffirmé et mis en œuvre par la préfète depuis les premiers événements sismiques du mois d’octobre.
Dans cette logique, elle a décidé de prendre ce jour un arrêté ordonnant l’arrêt définitif des travaux sur le site, dans le cadre d’un protocole sécurisé pour éviter au maximum tout nouveau mouvement sismique.

Prometteur mais trop dangereux la géothermie ? Les services de l’État annoncent la création d’un comité national d’experts qui vont étudier les derniers événements alsaciens. 

Cette recherche de chaleur en profondeur, à 5 kilomètres dans le sol, a provoqué déjà plusieurs séismes ou secousses à Strasbourg depuis 2019 (une dizaine) et l’entame des travaux après 6 ans de recherches.

Le dernier en date, vendredi, est de loin le plus important.

Depuis des mois, des élus, de tous bords, et des associations, doutaient publiquement du bien fondé de ce projet géothermique.

Fonroche avait investi 100 millions d’euros sur le site bas-rhinois, qui promettait d’être une première Française dans sa configuration.