Les tablettes de chewing-gums passées de mode, Biesheim trinque

Le groupe américain Mars Wrigley annonce la suppression de 280 postes dans son usine de Biesheim dans le Haut-Rhin.

280 sur 350… la production de chewing-gums au format “tablette” va cesser dans les prochains mois.

Ne subsistera plus que quelques productions de gommes à mâcher pour d’autres usines, annoncent nos confrères de Capital.

Wrigley, qui commercialise la marque Freedent, enregistre une très importante baisse des ventes de chewing-gums en tablettes. 

Partout en Europe, les consommateurs se détournent de ce produit.

La production du site de Biesheim, qui comptait plus de 630 salariés il y a 10 ans, a fondu de 74 % depuis 2016.

Wrigley lance un Plan de Sauvegarde de l’Emploi pour reclasser les salariés concernés par cette restructuration.

À cause de la Covid aussi

En 2020, les ventes de chewing-gums ont baissé de 40 % en France.

Les industriels remarquent un changement d’habitude.

Télétravail, distanciation sociale, masques, confinements, nous n’avons plus l’utilité de mâcher pour sentir la menthe ou le cassis. Les collègues, les copains, les copines ne sont plus là pour nous “sentir”.

Herschey, important groupe américain de chewing-gums et bonbons au menthol, note même une baisse des ventes de 50 % sur certains produits.

Avec la distanciation, on se rafraichit moins l’haleine.

À cause du smartphone également

Plus étonnant encore, la baisse constante des ventes de chewing-gums depuis 10 ans s’expliquerait en partie par le boom des smartphones et services en ligne.

Selon des sociologues, les accros aux écrans ne s’ennuieraient plus assez pour acheter et mâcher de la gomme.