Un téléphérique au Mont-Sainte-Odile ? Non disent des associations

Une pétition est lancée sur internet pour dénoncer le projet de téléphérique vers le Mont-Sainte-Odile.

Des associations locales ne veulent pas entendre parler d’une télécabine pour désengorger les routes vers l’abbaye.

L’idée fait son chemin depuis des lustres, les conclusions d’une étude de faisabilité doit faire avancer le schmilblick début 2022, et aider les pouvoirs publics à prendre une décision.

Plus de 300 000 véhicules “montent” au Mont-Sainte-Odile chaque année selon le Pôle d’Équilibre Territorial et Rural du piémont des Vosges. 

Il s’agit de limiter la circulation automobile, tout en luttant contre les nuisances et la pollution.

Un téléphérique, au départ de Saint-Nabor juste en dessous, ferait l’affaire selon les promoteurs du projet. Ou pourquoi pas des navettes électriques.

Mais des défenseurs de l’environnement refusent de voir des cabines au dessus des sapins. 

Et ils tentent de faire du bruit sur Change.org 

Extrait :

Le projet de téléphérique correspond à un modèle de tourisme de masse révolu, et ne répond pas au besoin de mobilité de la population locale. L’avenir du Mont Sainte-Odile et du couvent devrait passer par le renforcement de son rayonnement spirituel. 

Non au téléphérique donc, non au développement touristique du secteur, non à un projet d’accrobranches dans le coin en passant, et d’aménagement de parcours VTT… bref, niet !

Mais oui à “un jardin monastique” devant le site, à la place d’un parking...

Le développement de loisirs diversifiés au Mont Sainte-Odile dénaturerait un lieu sacré.  

L’été dernier, Alsace Nature avait manifesté contre le téléphérique du Mont-Sainte-Odile à Saint-Nabor.

Un autre projet au placard…

Souvenez-vous, en 2018, Europa-Park annonçait en grandes pompes le projet d’un téléphérique vers le Centre-Alsace, au dessus du Rhin, pour désengorger (encore) les routes d’accès au parc allemand.

Tchapp en avait parlé

Même Emmanuel Macron, le président de la République, avait apprécié le concept.

Sauf que des associations de défense de l’environnement, en France et en Allemagne, ce sont mobilisées contre ce projet, qui serait néfaste pour l’écosystème local.

Le téléphérique passerait au dessus de zones protégées. Comme à Saint-Nabor et sa carrière...

Résultat ? Un moratoire de cinq ans a été décidé, le temps de mener des études complémentaires, de calmer les esprits et de tenter de convaincre.

On devrait donc en reparler d’ici à 2023…

La famille Mack, propriétaire d’Europa-Park, qui souhaite construire ce téléphérique transfrontalier, est aussi impliquée dans le projet du téléphérique du Mont-Sainte-Odile.