Ciao l'ENA, hello INSP

Le premier ministre Jean Castex a inauguré ce vendredi à Strasbourg l’INSP, l’Institut National du Service Public.

L’INSP remplace l’ENA. Même locaux à Strasbourg, mais philosophie différente. 

Souvenez-vous de l’annonce d’Emmanuel Macron en 2019 (relire l’article de Tchapp ).

Suite à un débat national et surtout à la crise des gilets jaune, le président de la République avait décidé de supprimer l’École Nationale d’Administration, qui cristallisait depuis des années la méfiance populaire envers les hauts fonctionnaires. 

L’école est supprimée, sur les ruines idéologiques de l’établissement vient désormais se greffer l’INSP.

C’est à peu près la même chose, mais ce sera mieux jure le gouvernement…

Il faudra toujours fabriquer des hauts-fonctionnaires. Mais cette fois, ils seront mieux connectés aux attentes de la population grâce, entre autres, à de nouveaux enseignements (plus de social) et davantage de stages. 

Le recrutement sera plus diversifié, prenant davantage en compte les différents visages de la société, avec une politique d’inclusion plus poussée envers les jeunes de milieux défavorisés.

C’est une amélioration par rapport à l’ENA, la fonction publique supérieure doit mieux représenter la diversité du pays

a déclaré Jean Castex.

L’INSP aura aussi à charge d’attirer plus de femmes.

15 % des places du concours d’entrée seront réservées aux élèves de classes “talents”, un dispositif qui aide les jeunes de milieux populaires qui n’osent pas se lancer dans l’administration. 

Le nouvel institut veut aussi augmenter sa part d’élèves boursiers.

Tout cela doit rendre cette école de la fonction publique moins élitiste et plus proche du peuple.