Turn off the light : les villes coupent le jus pour la pollution lumineuse

Il fera plus sombre que d’habitude dans vos villes et villages durant cette nuit de vendredi à samedi.

C’est l’opération nationale Le Jour de la Nuit. Les communes sont invitées à couper la lumière (quand ce n’est pas dangereux) pour limiter la pollution lumineuse. 

Les avantages sont multiples : on fait des économies sur la facture d’électricité, on peut regarder les étoiles, ou ne plus perturber certaines espèces (insectes).

En Alsace, Haguenau, Mulhouse, Bourgheim, Guebwiller, Eschau participent à l’opération.

À Strasbourg, les lumières seront éteintes de ce vendredi soir à lundi matin, 15 octobre, sur les façades de bâtiments ou de ponts.

 Les Ponts Couverts, la terrasse panoramique du barrage Vauban, le bâtiment de la Bourse, le bâtiment de l’Aubette et la statue Kléber, le pont Beatus Rhenanus, la passerelle Mimram, les grues de la Presqu’île Malraux.

De quoi on parle ? Les explications ici.

La pollution lumineuse désigne les effets néfastes d’un éclairage artificiel excessif sur l’environnement et la santé. Elle se distingue des nuisances, qui correspondent à une gêne ou un inconfort. Depuis la fin des années 1990 la communauté scientifique s’accorde pour parler de « pollution lumineuse », phénomène qui ne dégrade pas seulement le ciel étoilé, mais qui a aussi un impact sur la faune, la flore et l’Homme. Avec une durée d’éclairage nocturne d’environ 4100h/an par commune, la consommation énergétique de ce secteur s’élève en moyenne à 6 TWh/an. Ainsi, en plus d’engendrer des déchets nucléaires importants pour sa production d’électricité, l’éclairage public émet près de 700 000 tonnes de CO2.