Le dernier bilan de l’attentat de Nice perpétré hier soir fait état de 84 morts et 18 blessés en urgence absolue.

Un camion a volontairement renversé la foule sur la Promenade des Anglais, rassemblée en masse à l’occasion du feu d’artifice du 14 juillet. Le chauffeur, après deux kilomètres d’une course folle, a été tué par la police, son identification est en cours, ce serait un franco-tunisien de 31 ans. Il n’y a pas de revendication pour le moment mais les autorités parlent bien d’un attentat. 

À 3h50 cette nuit, François Hollande a fait une déclaration. Voici les principaux éléments à retenir :

L’état d’urgence est prolongé de 3 mois, il devait s’achever le 26 juillet. Le niveau d’alerte le plus élevé du plan “Sentinelle” est maintenu. Les contrôles aux frontières seront renforcées.

La réserve opérationnelle est mobilisée, c’est à dire les volontaires de la société civile. Ces effectifs soulageront les policiers et militaires sur le terrain. Cette réserve ira selon le Président de la République, “partout ou on a besoin d’eux”. La France compte 28 000 réservistes.

Un conseil de défense sera organisé ce vendredi. Il déterminera le nouveau déploiement des policiers, gendarmes, militaires, et donc réservistes, sur le territoire. Enjeu : protéger les cibles potentielles des terroristes. On sait par exemple que les institutions européennes à Strasbourg peuvent être un objectif des djihadistes. En plus de tous les rassemblements populaires, les gares, les aéroports, les centres commerciaux…

Le quai d’Orsay a ouvert une cellule de crise. Des spécialistes de l’aide aux victimes répondent au 01 43 17 56 46.

Un autre centre de crise est joignable à Nice, 04 93 72 22 22

François Hollande a également déclaré :

La France est affligée par cette nouvelle tragédie, horrifiée par ce qui vient de se produire, cette monstruosité qui consiste à utiliser un camion pour tuer, délibérement tuer, des dizaines de personnes qui venaient simplement pour fêter le 14 juillet. Cette attaque, dont le caractère terroriste ne peut être nié, est encore une fois d'une violence absolue. Il est clair que nous devons tout faire pour que nous puissions lutter contre le fléau du terrorisme.