L’audit financier dévoilé vendredi 18 septembre par la maire Catherine Trautmann, trace un constat très sévère pour la Ville de Strasbourg et l’Eurométropole : dette en forte hausse, épargne qui s’évapore…
C’est simple, après l’urgence écologique, voici l’urgence budgétaire... C’est ce qu’évoque Catherine Trautmann.
Dette : le voyant rouge
Pour la ville de Strasbourg, l’encours de dette atteindrait 494 millions d’euros en 2026, contre 241 millions en 2020.
À l’échelle de l’Eurométropole, la dette passerait de 579 à 911 millions d’euros sur la même période.
La charge de la dette explose. Ce coût, rien que pour l’Eurométropole, passerait de 9,7 millions en 2020 à 22,7 millions d’euros en 2026.
Autre chiffre qui a glacé l’ambiance à la compta de Strasbourg : la ville atteindrait une capacité de désendettement de 21,5 ans, très au-delà du repère d’alerte de 12 ans généralement retenu par les collectivités locales.
Moins d’épargne
La marge disponible pour investir ou rembourser les emprunts se contracte fortement.
L’épargne de Strasbourg (la ressource dégagée une fois les dépenses courantes payées) tomberait de 41,6 millions d’euros en 2020, à 23 millions en 2026, soit un recul de 45%.
Après remboursement du capital de la dette, l’épargne nette basculerait en négatif de 12 millions d’euros.
Qui a cramé la caisse ?
Pour Catherine Trautmann, la mauvaise santé financière de Strasbourg est provoquée par l’ancienne mandature écologiste de Jeanne Barseghian.
L’ex maire est accusée d’avoir contracté trop de crédits pour mener ses programmes de rénovation urbaine ou de transition écologique.
De son côté, l’ancienne équipe municipale parle d’un constat exagéré pour des raisons politiciennes.
Solutions ?
Catherine Trautmann annonce un redressement sans hausse immédiate des impôts locaux, avec des projets appelés à être ralentis, reprogrammés ou gelés.
Le débat d’orientation budgétaire de janvier, puis le vote du budget en mars, diront quels chantiers seront réellement préservés ou annulés.
La maire de Strasbourg a fait une vidéo sur sa page Facebook pour expliquer la situation financière de la ville.
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