Aujourd’hui, les Britanniques votent pour poursuivre ou non l’aventure au sein de l’Union Européenne. Lors d’une campagne très dure, les partisans du Brexit ont notamment remis en cause le siège du parlement européen à Strasbourg.

Strasbourg, argument de campagne pour couper les ponts ? Oui. Boris Johnson, ancien maire de Londres, Nigel Farage, député européen, les eurosceptiques du parti UKIP en général, ils ne se sont pas privés de taper sur la ville et son parlement.

L’argument ? La double localisation Bruxelles-Strasbourg coûterait bien trop cher aux sujets de sa majesté. Pour en plus embêter la bonne marche des affaires du royaume. 

https://twitter.com/Gary_Davis_7807/status/735442212402647040

Traduction : “Les députés en mouvement :  La folie du déplacement à Strasbourg est typique du gaspillage de l’Union européenne qui dépense l’argent des autres”

https://twitter.com/akbacademic/status/744842069903048704

Traduction : “L’UE gaspille 130 millions d’euros pour déplacer les bureaucrates entre Bruxelles et Strasbourg. Votre argent !”

https://twitter.com/ajcdeane/status/733031479501049856

Traduction : “Le parlement européen entier se déplace à Strasbourg une fois par mois : personne ne peut l’expliquer, personne ne peut le justifier, personne ne peut le changer.”

Too expensive 

Entretien des locaux, frais de déplacement, selon un rapport de la Cour des Comptes européenne le surcout lié à la division du parlement serait de 114 millions chaque année. Et cela pour seulement 48 jours de présence par an dans la capitale alsacienne. Ceux qui soutiennent Strasbourg parlent plutôt de 51,5 millions d’euros. Cette bataille du siège dure depuis des années…

Attaquer Strasbourg l’Européenne, c’est facile et typiquement british. Ça n’a pas étonné plus que ça Nawel Rafik-Elmrini, l’adjointe au maire de la ville, chargée des relations internationales.

Sur Tchapp (en video dans notre slider), elle rappelle malicieusement que c’est un certain Winston Churchill qui a fait naître (avec d’autres) le Conseil de l’Europe à Strasbourg. Le 12 août 1949, Winston vantait les mérites de l’Europe d’après-guerre sur la place Kléber face à des milliers de spectateurs. “Prenez garde, je vais parler français”...

Depuis 1992, le siège officiel du parlement européen est à Strasbourg. Pour le changer il faudrait modifier les traités et donc obtenir l’accord de tous les pays. La France s’y oppose, plusieurs de ses élus proposant même la centralisation totale du parlement ici en Alsace.