Le conseil d’administration d’EDF a accepté ce mardi matin l’accord d’indemnisation proposé par l’Etat. La procédure de fermeture du site pourrait se concrétiser.

La réunion était cruciale ce mardi matin : il s’agissait de valider le protocole d’indemnisation pour lancer la procédure de fermeture du site (une promesse de François Hollande durant la campagne pour la présidentielle de 2012).

Le CA d’EDF a voté (d’une seule voix) pour l’accord. Avant mai 2017 et la prochaine élection présidentielle, le gouvernement pourrait donc prendre un arrêté de fermeture de la centrale nucléaire. 

Protocole

L’Etat et EDF ont désormais un protocole d’accord : 451 millions d’euros d’indemnités pour une fermeture anticipée d’ici à fin 2018 (et le démarrage de l’EPR de Flamanville). Au départ, l’électricien réclamait plusieurs milliards d’euros. EDF aurait également eu des garanties sur la poursuite d’exploitation d’un réacteur en Seine-Maritime.

Mobilisation

Depuis hier, des centaines de salariés de la centrale manifestent à Fessenheim, pour dénoncer ce projet de fermeture. Dans la soirée, il y a eu une marche dans Fessenheim, avec les habitants. La commune avait, pour marquer le coup, coupé les lumières.

Les rassemblements se poursuivent ce matin devant le site de production haut-rhinois.

https://twitter.com/kadichonkad/status/823819774933270528

La CGT a même indiqué qu’elle était prête à occuper la centrale si nécessaire.

850 salariés travaillent à la centrale de Fessenheim, 2200 si on compte les sous-traitants.

Tchapp, plus d’infos à venir dans quelques minutes.