L’information, lancée par les DNA, est reprise par tous les médias depuis quelques heures : un jeune de 16 ans, originaire de Lingolsheim, est peut-être aux mains de Daesh actuellement en Syrie.
L’adolescent, soupçonné de s’être radicalisé, signalé aux autorités, suivi par une association, a pu prendre l’avion pour la Turquie jeudi dernier. D’ou il aurait rejoint les rangs de l’Etat Islamique en Syrie pour mener le djihad. C’est en tout cas la crainte des enquêteurs. Rien n’est confirmé, il n’y a pas de trace du jeune homme.
Islamisme radical ?
A deux reprise depuis 2014, cet adolescent a été signalé aux autorités. Il aurait, entre autres, fait l’apologie de Daesh sur Internet. L’association “SOS Aides aux Habitants” avait organisé un suivi du jeune homme avec des travailleurs sociaux.
Vivant chez sa tante dans le quartier des Hirondelles, le lycéen de 16 ans a pu récupérer son passeport et prendre un vol pour Istanbul, en Allemagne à Baden-Baden, le 31 mars dernier.
Enquête
Le jeune homme est toujours recherché. Il fait en plus l’objet d’une enquête pour apologie du terrorisme a confirmé le parquet de Strasbourg.
La préfecture du Bas-Rhin organise en fin d’après-midi une conférence de presse pour s’exprimer sur cette affaire. Et peut-être apporter un début de réponse à cette question : comment un jeune soupçonné de supporter Daesh, signalé, surveillé, a-t-il pu quitter la France pour, c’est une hypothèse, faire le djihad ? Yves Bur, le maire de Lingolsheim, a déclaré à nos confrères de France Bleu Alsace :
Quelque part, on se dit que les systèmes de signalement et d'alerte sont totalement inefficaces, impuissants. Alors que nous sommes en période d'alerte terroriste maximale. Je trouve ça inquiétant.
“Pas de commentaires”
Tchapp a contacté l’association “SOS Aides aux Habitants”, basée dans le quartier du Neuhof. La direction ne donne pas de détails :
Nous ne pouvons pas faire de commentaires, il n’y aura pas de communication sur cette affaire. Contactez directement le parquet.
Selon le parquet justement, le profil du lycéen semblait “modéré”. Il ne montrait pas de signes d’adhésion à un islam sanglant.


