Samedi 21 janvier à Strasbourg, il y a une “Women’s March” contre le nouveau président américain Donald Trump.
L’événement est organisé par la section locale d’Amnesty International.
Respect
Tchapp a contacté Célia Deiana, la présidente d’Amnesty Alsace, militante féministe. Dialogue.
Pourquoi une marche des femmes contre Donald Trump ?
L’idée vient de Géllian Cante, une Canadienne installée à Strasbourg. Elle a vu sur internet la manifestation “Women’s March” de Washington qui sera organisée samedi, au lendemain de l’investiture de Trump, avec 100 000 participantes. Géllian nous a contacté pour mener la même opération ici. Il y a en tout 660 “Women’s March” dans le monde en même temps.
Quel est le message ?
Strasbourg est capitale européenne, il y a des idées à défendre. En plus, nous comptons sur la communauté américaine en ville pour rejoindre la manifestation. Donald Trump, c’est une menace forte sur les droits civiques, les droits des femmes, les droits LGBT. Nous entendons des paroles identiques en Europe, racistes, sexistes, xénophobes. Il faut combattre ces principes.
Vous entendez du Trump ici ?
Regardez la campagne pour l’élection présidentielle : un candidat pourrait revenir sur l’IVG, une candidate explique qu’elle veut revoir l’accès à l’éducation pour les enfants de réfugiés. C’est une convergence des luttes, nous voulons nous rappeler au bon souvenir de nos dirigeants.
Vous avez des slogans ?
Deux : “Notre diversité est notre force”. “Nous avons tous et toutes le droit au respect”. Ces slogans seront en plusieurs langues, anglais, arabe, hébreu, allemand, parce que nous souhaitons une ouverture totale de notre combat.
Donald Trump est dangereux selon vous ?
Oui, absolument. Et son entourage bien plus encore. Un secrétaire de Trump ne croit pas au réchauffement climatique, une autre considère comme secondaire la lutte pour les droits des LGBT.
Cette marche pour les femmes sera en fait un rassemblement, place Kléber, samedi 21 janvier à partir de 17H30. Des messages seront portés par mégaphone au centre de la place. Il y aura deux chorales de femmes pour donner un aspect festif à cette manifestation.
D’autres associations, qui militent entre autres pour les droits des femmes, devraient rejoindre ce mouvement. Amnesty International Alsace voulait rassembler au départ 150 personnes. Il y a aujourd’hui 200 personnes sur l’événement Facebook.
Amnesty International Alsace va d’ailleurs retransmettre en direct cette “Women’s March” strasbourgeoise via Facebook samedi.


