Malgré une probable mise en examen pour des soupçons d’emplois fictifs, François Fillon ne retire pas sa candidature à l’élection présidentielle.
Chez Les Républicains, c’est un peu le Titanic… Le capitaine voit l’iceberg, mais il fonce droit devant.
Hier mercredi, Fabienne Keller, sénatrice LR du Bas-Rhin, a demandé à François Fillon, dans un communiqué publié après la conférence de presse du candidat, de se retirer. C’est pas aussi franc, mais l’idée est là :
Je respecte la légitimité de François Fillon, la présomption d’innocence et son droit de se défendre. Néanmoins, il faut aller au-delà de la question de la personne de François Fillon. C'est de l'avenir de la France dont il est question, de l'avenir des idées et des valeurs portées par la Droite et le Centre. J'appelle François Fillon à prendre une décision plus grande que son destin personnel, à prendre en compte le destin de la France.
Ce jeudi, plusieurs maires LR de France demandent à François Fillon de laisser tomber. Dont Jean Rottner, le maire de Mulhouse.
Ils lancent un appel solennel à l’ancien premier ministre :
Dans ce climat délétère, nous élus de droite, nous demandons à François Fillon de tenir sa parole face aux Français en démissionnant en cas de mise en examen.
Dans un communiqué, publié ce jeudi soir, le président du Conseil Départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, ne demande pas autre chose :
Sa responsabilité d’Homme d’Etat et son honneur imposent qu’il respecte la parole donnée aux Français en considérant le 26 janvier dernier que sa candidature serait incompatible avec une mise en examen.
La première en Alsace à avoir laissé tombé François Fillon, c’était Arlette Grosskost, députée LR du Haut-Rhin, le 1er février dernier. Tchapp en avait parlé là.


