L’association UFC Que Choisir vient de publier une carte interactive de la “fracture sanitaire” en France.
La questione est simple : les médecins sont-ils assez nombreux pour répondre aux impératifs de santé de la population ? Non, pas partout…
Du moins
Que Choisir a compilé les données d’installation des généralistes et spécialistes depuis 2012, commune par commune. Il y a même des précisions concernant les tarifs pratiqués, avec les dépassements d’honoraires. En quatre ans, 19% des Alsaciens ont vu l’accès à un généraliste se dégrader.
Quelques exemples dans la région
Strasbourg : pour les médecins généralistes, l’offre est abondante. Que Choisir parle de “surabondance” chez les pédiatres ou les gynécologues et de situations dégradées depuis 2012 pour ces spécialités.
Même tendance dans les autres grandes villes, Haguenau, Colmar, Mulhouse : il y a largement assez de toubibs.
La véritable différence se fait à quelques kilomètres des agglomérations. Plobsheim par exemple, au sud de Strasbourg, est considéré comme un désert médical ! Il manque des généralistes.
Accès difficile également à Rhinau, Westhouse. Dans les communes à l’Ouest de Molsheim, pas possible ou très difficile de mettre la main sur un gynéco.
Besoin d’un ophtalmo ? C’est très compliqué près de Wissembourg, “accès difficile” dans un rayon de 45 minutes. Dans le Sundgau près d’Altkirch, c’est simple : pas ou peu de spécialistes. “Désert médical” d’après l’association.
Selon les chiffres de l’Agence Régionale de Santé, il y aurait en Alsace 189 médecins généralistes pour 100 000 habitants, plus que la moyenne française, 133 médecins pour 100 000 habitants.


