Les syndicats de la centrale nucléaire EDF de Fessenheim organisent une grève demain mercredi.

Non à la fermeture du site.

Une épine dans la campagne présidentielle ?

Les salariés du site sont appelés à cesser le travail demain pour demander la poursuite de l’activité de la plus ancienne centrale nucléaire de France (mise en service en 1977). François Hollande, le président de la République, avait fait de cette fermeture une promesse de sa campagne de 2012. La fermeture de la centrale est annoncée pour 2018, après la mise en marche de l’EPR à Flamanville.

Un comité central d’entreprise est organisé demain 14 septembre chez EDF à Levallois-Perret, pour justement mettre sur la table le processus d’arrêt de l’activité. Des employés de la centrale haut-rhinoise vont d’ailleurs se rassembler devant le siège lors du CCE.

L’Etat devrait verser au moins 400 millions d’euros à EDF pour compenser la fermeture de Fessenheim. Mais ils sont nombreux ceux qui dénoncent cette décision politique, syndicats en tête. Ces derniers critiquent les conséquences pour l’emploi et l’économie locale.

Si le processus de fermeture de la centrale nucléaire est enclenché d’ici à la fin de l’année comme l’annonce le gouvernement, ce sera durant la campagne pour l’élection présidentielle. En plein scandale Alstom à Belfort (arrêt de la production de trains dans le fief historique du constructeur, transfert de centaines d’emplois à Reichshoffen), la manifestation de demain n’est pas anodine.

Le dossier Fessenheim, qui a empoisonné le quinquennat de François Hollande, pourrait bien être en tête d’affiche des thèmes de campagne pour 2017. Surtout que des candidats de droite, comme Nicolas Sarkozy, ce sont prononcés contre la fermeture du site…

https://twitter.com/CGTPALUEL/status/775698214783709184