La 32e campagne d’hiver des Restos du Coeur démarre officiellement ce mardi 22 novembre. 32 ans déjà que Coluche a lancé son appel…
32 ans et le nombre de personnes sollicitant l’association ne cesse d’augmenter.
Nous nous attendons à une campagne encore plus difficile que les précédentes. D’une année sur l’autre, nous enregistrons 10% de personnes accueillies en plus.
Arriver à faire face
Daniel Belletier, nouveau président des Restos du coeur du 67, précise par ailleurs que durant l’année, la section départementale accueille 21 000 bénéficiaires dans les 20 centres d’activité de l’association regroupant 700 bénévoles.
Arrive-t-on à suivre? Disons que nous arrivons à faire face, notamment grâce aux collectes auprès des particuliers et aux dons des supermarchés. Dans le département, ce sont plus de 800 tonnes de marchandises qui sont redistribuées sur l’année.
Des besoins pour les bébés notamment
Si les Restos du coeur, et la section bas-rhinoise en particulier, ont toujours réussi jusque-là à répondre aux demandes des personnes en difficulté, les besoins sont toujours très forts. Et exponentiels. Notamment pour les bébés — en body, pyjamas, nourriture, produits d’hygiène — et en conserves de légumes, fruits, poissons, riz pour offrir des repas équilibrés aux bénéficiaires.
L’idéal est de nous déposer les dons au siège pour que nous puissions les répartir. Il faut rappeler que les dons donnent droit à une déduction fiscale grâce à la loi Coluche.
450 étudiants, 300 familles
Pour faire face à l’augmentation croissante des bénéficiaires, les Restos ont toujours plus besoin de bénévoles. Pour la distribution alimentaire, mais aussi pour l’aide à la personne — recherche d’emplois, cours de français, gestion budgétaire etc. — et à des postes spécifiques comme des responsables de centre d’activité (notamment à Cronenbourg et à La Broque), ou des responsables d’approvisionnement. L’idée: être toujours plus nombreux pour soutenir un public précaire aux profils extrêmement variés.
Nous avons des retraités, des demandeurs d’emploi, des mamans en grande difficulté, des étudiants, des migrants, des personnes à la rue...
Dans le Bas-Rhin, par exemple, ce sont quelque 450 étudiants qui toquent à la porte des Restos et 250 à 300 familles… Et ce n’est pas prêt d’aller mieux.


