Le Conseil d’État annule la décision du tribunal administratif de Strasbourg, qui avait ordonné le 9 août dernier le retrait des silhouettes. Elles étaient jugées sexistes par une association féministe.
Cette affaire a remué l’été alsacien.
La commune de Dannemarie dans le Haut-Rhin avait installé, puis retiré des silhouettes féminines.
Censées célébrer la femme, ces découpes représentant par exemple une femme enceinte ou une autre en shopping, ont été attaquées par un collectif de féministes, les Effronté-e-s.
Trop de stéréotypes, atteinte à la dignité de la femme… La mairie et l’association s’écharpent joyeusement depuis des mois (relire article de Tchapp là).
Ce vendredi, le Conseil d’Etat (saisi par la commune) estime que, finalement, cette installation (65 panneaux) n’avait pas pour but de discriminer et qu’il n’y a pas de restriction de libertés fondamentales.
Il est noté tout de même par le juge des référés que “les panneaux peuvent être perçus comme véhiculant des stéréotypes dévalorisants, témoignant d’un goût douteux...”
En fait, il n’y a pas d’atteinte aux femmes, mais c’est franchement moche !
La ville de Dannemarie veut réinstaller sur le domaine public les silhouettes retirées, récupérées depuis quelques semaines par des particuliers qui soutenaient la démarche de la commune face aux féministes.


