La saison 2026 est délicate pour les producteurs de pommes d’Alsace. La faute à un été pourri par les canicules...
Après un été marqué par une sécheresse durable (lire article de Tchapp là) et plusieurs épisodes de fortes chaleurs, les producteurs constatent des pommes souvent plus petites, parfois brûlées par le soleil, et des volumes plus bas.
Au niveau national, la baisse moyenne de production atteint 30% par rapport à l’année dernière !
L’Alsace produit habituellement autour de 15 000 tonnes de pommes par an, soit environ 1% de la production française.
À Kriegsheim, un producteur évoquait fin août une perte proche de 20% de sa récolte, liée notamment à la baisse du calibre des fruits.
Petite pomme sucrée
Parce qu’il y a moins de pommes, mais en plus, elles sont plus petites.
Au-delà de 30 à 32 °C, les pommiers ralentissent fortement leur activité : ils limitent leur croissance pour préserver leur eau.
Résultat, les pommes grossissent moins et le tonnage final diminue.
Ce qui pose de véritables soucis de rentabilité aux producteurs.
Les pommes ont bien mûri, mais elles n’ont pas toujours atteint le calibre attendu pour la vente en frais.
Du coup, ça part en jus, chez les industriels, pas tout le temps auprès des consommateurs, avec, en raison des plus petits calibres, des prix moins élévés.
Le paradoxe ? Elle sont sucrées, plus que l’année dernière, donc vraiment très bonnes.
Toute l’Europe impactée
Le contexte dépasse largement les frontières alsaciennes.
La récolte européenne de pommes pour la campagne 2026-2027 atteindrait 9,496 millions de tonnes, soit 15,6% de moins qu’en 2025 et 14,3% sous la moyenne des trois dernières années.
Ce serait l’une des récoltes les plus faibles de l’Union européenne depuis 2017.
En Allemagne, juste en face de l’Alsace, les producteurs Allemands évoquent une baisse moyenne de production de 5% cette année.
Ce qui arrive à la pomme arrive aussi aux patates.
La pomme de terre connait une baisse de production historique à cause d’un été bien trop chaud.
Illustration @IA


