D’ici à 2022, il ne devrait plus y avoir de livraisons en diesel au centre-ville de Strasbourg.

La ville annonce ce lundi de nouvelles mesures pour lutter contre la pollution de l’air et pointe un ennemi prioritaire : le camion au mazout.

Dès le 1er septembre 2018, les véhicules de livraison diesel avec une vignette Crit’air 5 ne pourront plus accéder à la Grande île.

En 2019, ce sera au tour des véhicules diesel Crit’air 4.

En parallèle, les livreurs qui utilisent ce carburant auront des plages horaires de livraison plus limitées que des véhicules moins polluants, électriques par exemple.

20 Minutes annonce que ces mesures seront discutées lors du conseil municipal du 23 octobre prochain.  

En moyenne, 3600 livraisons sont effectuées chaque jour au centre de Strasbourg, et pour une très grande majorité en camions diesel.

Le diesel au garage 

La semaine dernière, l’Agence Européenne de l’Environnement a publié un rapport sur la qualité de l’air en Europe. 

En 2014, 520 000 personnes sont mortes prématurément à cause de la mauvaise qualité de l’air.

Les particules fines, rejetées entre autres par les moteurs diesel, sont les polluants les plus toxiques selon les chercheurs.

Cette croisade anti diesel est mondiale.

Si Strasbourg n’évoque pour le moment que les livreurs en diesel, Paris veut interdire tous les moteurs diesel en 2024.

Londres, Madrid, Athènes pensent à la même chose. En tout, 200 villes en Europe imaginent des mesures pour limiter dans les prochaines années, l’usage du diesel. 

Il y a peu, à Strasbourg, des mères de famille ont lancé une pétition pour dénoncer la pollution de l’air en ville.

Tchapp en a parlé là.