Tchapp vous fait vivre le festival gastronomique SoFrench SoFood à Tel Aviv en Israël. L’Alsace est à l’honneur cette année, avec la présence de grands chefs ou d’artisans régionaux.
Durant une semaine, la gastronomie française s’exporte en Israël et propose des échanges gustatifs et culturels avec des cuistots locaux.
Nous avons déjà présenté la grande soirée de lancement, avec entre autres Mercotte qui fait un éloge incroyable de la pâtisserie alsacienne. Article à relire ici.
Suite des aventures de nos Alsaciens en Terre Promise avec ce lundi, Roland et Oran.
Bakery
Bakery, dans le quartier de La Florentine à Tel Aviv, est l’une des boulangeries les plus huppées et les plus cotées de la capitale.
C’est là-bas que Roland Hertzog, maître-boulanger à Muntzenheim, va bosser dans les trois prochains jours.
Il est le seul représentant de la boulangerie française dans cette grande opération de promotion gastronomique, SoFrench SoFood.
Roland a été directement appelé par Guillaume Gomez, le boss des cuisines de l’Élysée qui pilote l’opération.
L’Alsacien va préparer du pain et bien d’autres choses avec un jeune boulanger israélien, Oran.
Devinez où Oran a été formé ? En France… Ensemble, ils vont échanger leurs expériences et sortir deux ou trois pépites des fours.
Je sais pas encore quoi faire, j’ai apporté des recettes on verra. C’est un échange avant tout, une jonction de deux cultures, c’est très intéressant.
Roland Hertzog est “Maître” boulanger. À lui seul, le gaillard de Muntzenheim dans le Haut-Rhin représente en Israël l’excellence française dans le domaine du pain !
Je suis “Maître”, parce que j’ai fait un brevet de maîtrise, tu peux pas aller plus haut. C’est le bac + 3 de la boulangerie (rires).
Il a déjà accordé des interviews à des médias israéliens.
Le jumelage Muntzenheim / Tel Aviv, à voir en vidéo dans notre player.
Promotion et contrats
Quelques entreprises alsaciennes du secteur agroalimentaire ont profité de cette grande promo culinaire tricolore à Tel Aviv pour se vendre.
Dans un salon des vignerons, nous avons croisé par exemple Nicole Bott, la patronne du domaine Bott Frères à Ribeauvillé, qui va présenter ses vins à des importateurs.
Le Crémant rosé de la maison sera proposé lors d’une grande soirée de gala très prochainement.
Notre domaine ne fait pas de vins cacher, mais nous espérons quand même convaincre et pourquoi pas, se lancer plus tard. On fait déjà 20% de notre production à l’export, aux USA par exemple. Ici, il y a beaucoup de vins rouge, peu de vins blanc. C’est pour nous !
Le vin cacher, c’est LE grand truc du moment, les producteurs du monde entier s’y mettent.
Mais pour le moment, le nombre de producteurs de vins en Alsace qui exportent “cacher” ici se compte à peine sur les doigts d’une main.
Mireille Oster, la reine du pain d’épices, est aussi à Tel Aviv.
C’est un marché super important, rien qu’avec la diaspora partout dans le monde. Je vais aller à Nazareth également, pour rencontrer un producteur d’épices.
L’idée est toujours la même : se créer de nouvelles opportunités de développement économique en brandissant le “Made in France”.
Un importateur d’une grande marque provençale de cosmétiques nous l’explique :
Pour les Israéliens, la France c’est trois choses : le vin, la mode, la gastronomie. Point. J’ai des copains qui galèrent à vendre des Peugeot…


