Adrien Wehrlé, passionné par la photographie, a 18 ans. Ce bas-rhinois vient d’intégrer une agence photo spécialisée dans la nature et les animaux. Il se voit aussi comme un témoin du réchauffement climatique.

Le jeune homme habite Erstein. Son premier cliché ? À l’âge de 12 ans, des animaux près de chez lui…

Naturaliste

Cet étudiant en géologie à Strasbourg rentre d’un voyage en Islande (3ème séjour sur place), des photos de nature, d’animaux, d’oiseaux dans sa carte mémoire. Adrien vient d’intégrer l’agence Biosphoto, spécialisée dans l’environnement, qui peut lui acheter des photos pour des publications sur internet ou des magazines. Le jeune homme aimerait vivre de sa passion, mais c’est très compliqué.

Les magazines coupent les budgets, Internet est le royaume du cliché gratuit. Tout le monde “sait” faire (à peu près) de la photo, du coup, l’oeil du pro est une denrée rare.

Son truc ? La nature dans toute sa splendeur, des hérons à côté de chez lui aux ours sur la glace. 

J’aime contempler et comprendre. Je ne veux pas montrer une photo d’animaux juste pour présenter quelque chose de beau. C’est intéressant de voir la nature en ville, l’impact des hommes. Par exemple, ce qui est génial à Strasbourg, c’est de pouvoir approcher des espèces au bord du canal. J’ai la chance en plus de beaucoup voyager, en Asie, en Afrique, en Europe. 

Et de ses voyages, Adrien ramène des clichés, des moments figés. Mieux, des témoignages…

Le plus difficile est de provoquer des émotions avec des photos. J’expose dans des écoles par exemple, pour montrer des animaux aux enfants, les sensibiliser à l’environnement. Leurs réactions sont étonnantes.

Des réactions, il veut en susciter à la diffusion de photos du Grand Nord pas super gelé en raison du réchauffement climatique.

Le photographe est certainement un témoin. Quand on est dans une zone touchée par le réchauffement (près des pôles), nous tombons sur des populations révoltées. Notre rôle est de porter cette parole, en images.

Découvrez le travail d’Adrien Wehrlé sur sa page Facebook et dans le slider de Tchapp. Contactez-le, il aime raconter l’histoire de ses clichés...