Le 8 mars, Strasbourg célèbre les 100 ans de la journée internationale de lutte des droits des femmes.

Égalité ? Mon oeil…

On en parle

Une grande soirée est programmée mercredi prochain à la Salle de la Bourse pour célébrer 100 ans de combat pour les droits de la femme.

De nombreuses associations locales, dont ASTU, La Cimade, SOS Femmes Solidarité organisent des débats, des discussions pour dire qu’en gros, c’est pas encore gagné, certains veulent tout revoir, mais les choses avancent, mais pas trop.

Ce moment est construit sur la base d’échanges avec le grand public. Pour ne pas tomber dans le cliché de la table ronde entre féministes, des animations artistiques sont programmées. 

Il y aura par exemple une chorale et du théâtre de rue.

Rendez-vous à partir de 18h mercredi 8 mars. C’est gratuit, tout le monde est invité, les mecs évidemment. 

Un mois pour sensibiliser

Jusqu’au 27 mars, la ville se mobilise pour les droits des femmes avec de nombreux temps forts. 

Objectif : expliquer, promouvoir, défendre.

Demain samedi 4 mars par exemple, un débat va présenter la place de la femme dans la religion. Ce sera à la paroisse protestante de l’Elsau à 17h.

À la Librairie Kléber, il va y avoir une exposition sur les femmes peintres.

Le 10 mars, le centre socio-culturel Le Galet, avenue Tolstoï, va se frotter à l’égalité sexuelle avec une projection débat.

Le 25 mars, il y aura des opérations de sensibilisation dans les rues aux violences faites aux femmes.

Le programme complet à voir ici. 

Il y a du boulot

Voici quelques chiffres pour illustrer l’inégalité entre les hommes et les femmes.

En moyenne en 2016, un homme gagne 19% de plus qu’une femme (les salaires).

80 % des femmes disent subir des remarques sexistes au travail.

30% des femmes travaillent à temps partiel. Pour les hommes, c’est moins de 10 %.

28% des créateurs d’entreprises sont des créatrices.

Plus largement, je vous passe les détails des pays qui n’autorisent pas les femmes à conduire, à voter ou à disposer de droits fondamentaux.

Je vous épargne aussi la liste des personnalités (type le nouveau blond de la Maison Blanche ou le notable têtu de la Sarthe), qui ne jugent pas indispensable le droit à l’avortement.

La journée internationale de la femme est née en 1910, pour réclamer de bonnes conditions de travail. En 100 ans, on a pas trouvé le bouton fifty/fifty.