Et si demain, nous habitions dans des dômes géodésiques ? C’est le rêve de Geopod, une société qui développe des abris innovants, respectueux de l’environnement.

Ces abris géodésiques sont exposés ce week-end au salon du bio Biobernai, organisé du 15 au 17 septembre à Obernai.

Complexe, mais simple…

Pascal Belzunce était informaticien en Suisse en 2010 quand il a eu l’idée de se lancer dans l’aventure d’un habitat innovant.

La géode ou dôme géodésique est une forme très complexe à réaliser. Comme nous utilisons peu de matériaux, il ne faut pas se louper dans le calcul des résistances. 

À l’inverse, il serait très facile de monter un petit Geopod chez soi. Il ne suffirait que d’une visseuse et quelques outils.

La preuve avec le time lapse dans notre player. 

Utile ?

Pascal, basé dans le Var, écume les salons depuis des mois pour faire la promotion de sa construction, un abri, qui peut avoir plusieurs fonctions.

Terrasse, jardin, cet abri s’installe à peu près partout. Vous pouvez le recouvrir d’une toile PVC, ou laisser la structure apparente. Un apiculteur m’a acheté le Geopod pour faire de grandes boules végétales à destination des oiseaux et insectes.

 Oui, c’est écolo. Le pin Douglas utilisé se trouve un peu partout en Europe. La toile PVC qui peut recouvrir l’ensemble est produite en France. Elle peut être recyclée ou réparée.

Je n’ai pas à rougir de mon bilan carbone. Pour faire une structure de 50m2 au sol, je n’utilise que 0,4m3 de bois ! Dix fois moins qu’un chalet de la même taille.

Peu de ressources, une structure solide, modulable, le dôme géodésique n’est pas une idée nouvelle. 

En fait, on en parle depuis les années 60 aux Etats-Unis grâce à un architecte, Richard Buckminster Fuller, qui avait la certitude que les ressources de la planète viendront à manquer un jour.

Quand j’ai lancé mon idée il y a 7 ans, les gens me regardaient gentiment en rigolant. Depuis le début de l’année, on m’achète des modules, on me demande d’en implanter de plus en plus. Demain, pourquoi pas, ce seront de véritables habitations.

Le festival Ososphère à Strasbourg utilise des dômes géodésiques pour ses animations et expositions. 

Incarner le changement

Reste un chantier de taille, convaincre les pouvoirs publics qui mettent beaucoup, beaucoup de temps à légiférer et à faciliter l’innovation dans l’habitat.

On reste encore sur le principe d’un toit à deux pentes, d’une maison en briques à quatre murs. Les nouvelles tendances sont bien plus rapides et répondent à l’urgence de logements respectueux de l’environnement. C’est une toute nouvelle approche, une rupture idéologique. L’administration à trop peu d’imagination pour le moment...

Et Pascal de citer l’exemple de Saint-Martin aux Antilles, l’île dévastée par l’ouragan Irma.

Le Geopod pourrait dans un premier temps servir d’abri d’urgence aux populations. Et par la suite, pour la reconstruction, ce serait une solution rapide et facile à mettre en oeuvre. Il faut savoir aussi que la forme du dôme et peu sensible au vent.

Combien ça coûte ?

4200 euros un Geopod sans toile, de 15m2. 15 000 euros un dôme avec toile de 50 m2.

Géopod, à Biobernai, du vendredi 15 septembre au dimanche 17 septembre. Programme complet du salon ici. Tchapp est partenaire de Biobernai.

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