Histoire : il y a 80 ans le Struthof démarrait sa funeste activité

Mai 1941 : les Allemands ont fait arriver dans le camp du Struthof près de Natzwiller dans le Bas-Rhin, les premiers convois de déportés. 

Devoir de mémoire...

Ils étaient 300 prisonniers environ à être débarqués au camp, entre le 21 et le 23 mai 1941.

En tout, durant la seconde guerre mondiale, 52 000 personnes y ont été enfermées (entre 1941 et 1944).

Des opposants politiques de toute l’Europe, des homosexuels, des Tziganes, entre autres. 

22 000 prisoniers sont morts, parfois lors d’expériences médicales pilotées par l’Université de Strasbourg, alors dirigée par les nazis.

Il y avait une chambre à gaz, un four crématoire, toute l’horreur du Troisième Reich en pleine forêt...

Le Struthof était le seul camp de concentration “installé en France”. L’Alsace était à ce moment là annexée à l’Allemagne nazie, avec la Moselle.

Mémorial/Musée

Le KL-Natzweiler est aujourd’hui le Centre Européen du Résistant Déporté

Depuis trois ans, le site se restaure avec d’importants travaux (Tchapp en a parlé ici).

La chambre à gaz par exemple, ne sera pas accessible avant 2022.

Fermé plusieurs mois en raison de la crise sanitaire, ce mémorial est à nouveau ouvert au grand public depuis mercredi dernier. 

Port du masque obligatoire, distanciation physique sont de rigueur comme partout ailleurs.

Il n’est pas possible pour le moment de visiter les expositions dans le musée installé juste à côté, mais vous pouvez circuler librement dans le camp . 

Et vous rendre à la nécropole et ses 1118 tombes.

Tous les détails sur le site du Struthof.