Mécano : une denrée rare, un métier d'avenir

Le BMW Challenge Écoles 2020 est passé par les ateliers de L’Espace H samedi 1er février à Hoenheim.

40 jeunes du Grand Est, qui apprennent la mécanique en BTS par exemple, ont participé à un concours régional.

Diagnostics, réceptions, les futurs mécaniciens ont simulé des interventions sur des véhicules.

Le tout noté par des profs, pour accéder en mars à la finale de ce challenge national un peu particulier.

La marque allemande est la seule en France a proposer une formation spécifique “technicien expert après-vente”.

Une sorte de spécialisation en 13 mois, délivrée à la fin des études dans les CFA, en guise de bonus ou de cerise sur le CV.

Plus que la promotion du cursus maison, le BMW Challenge Ecoles 2020 veut populariser la formation de mécano.

Nein, en 2020, le mécanicien ne fait pas que changer un pneu.

Enfin si, bien sûr. Mais le job est plus complexe et demande aujourd’hui des aptitudes nouvelles en informatique et électricité.

Les véhicules sont électriques, hybrides, l’électronique est partout. Il faut maîtriser de nouveaux outils pour régler une panne, et donc, avoir une formation plus poussée qu’il y a 20 ans

explique Christophe Krantz, professeur au lycée Émile Mathis de Schiltigheim.

À un peu plus de 20 piges, les centres de formation sortent donc de véritables experts. Des jeunes qui peuvent manier aussi bien la clé de 12 qu’un ordinateur.

Et selon l’enseignant, qui a fait participer des élèves à cette journée de compet’ mécanique, 

les concessions s’arrachent les nouveaux talents. La demande est très forte, il n’y a pas de problème dans ce secteur pour trouver du travail.

Reste qu’il faut susciter des vocations.

Le métier souffre encore de l’image du garagiste de campagne avec son vieux camion rouillé et son bleu de travail dégueulasse.

On ne parle même pas des filles… 40 jeunes à Hoenheim samedi dernier, trois filles dans les ateliers !

Nous voulons recruter des femmes et les placer dans nos garages. C’est dommage, il y a encore beaucoup à faire pour trouver des volontaires

précise Stéphanie Casset, responsable des relations avec les écoles au sein du BMW Challenge.

Après son exercice de réception d’un véhicule, nous croisons Elisa, 20 ans, de Talange. 

En BTS pro, elle déjà eu de mauvaises surprises pour obtenir un stage.

Je voulais étudier la mécanique sur les camions. Je sais c’est pas commun, mais c’est une passion. On m’a dit “non”, parce que j’étais une fille, et une entreprise a engagé un garçon à ma place. Les préjugés sont encore forts, mais ça s’arrange. La preuve, je suis là (rires).

À retenir : il y a environ 40 000 apprentis dans le Grand Est (chiffre OREF 2019), dont 31% de filles.

L’Alsace compte un peu plus de 15 600 apprentis.

En 10 ans, de 2008 à 2018, l’effectif a baissé de 2% dans la grande région, mais a augmenté de 7,2% pour la seule Alsace.

La mécanique, l’électronique, l’électricité rassemblent 17,6% des apprentis, troisième secteur le plus demandé.

Le réseau BMW recrute partout en France, pas mal de mécaniciens d’ailleurs. Toutes les infos sur ce site internet.

Pour découvrir les métiers de l’apprentissage, dont les métiers de la mécanique automobile, rendez-vous sur le site de la chambre de métiers d’Alsace

L’Espace H, BMW/Mini à Hoenheim, Haguenau, Obernai, est partenaire de Tchapp.