À Colmar, il y a une petite brasserie de derrière les fagots qui fabrique des breuvages détonants. 

Nouvelle vague de mousse.

Punchline

Tchapp débarque dans la salle d’embouteillage et tout de suite, bonjour l’accueil !

Bwarf... on refuse toujours les vidéos, c’est jamais beau. Mais bon, tu m’as pris par surprise alors ça passe. Tu seras le dernier !

Reportage (the last one donc sur cette brasserie...) à voir dans notre player.

Non, il est vraiment sympa finalement Vivien Remond, le créateur de cette brasserie indépendante haut-rhinoise. Juste pointilleux sur les détails et très soucieux de l’image de sa start’up.

Parce que c’est comme ça qu’il définit sa petite entreprise (qui ne connaît pas la crise). 

J’ai 26 ans, je suis le plus vieux de la boîte ! J’ai lancé Sainte Cru en 2012, seul. Maintenant, nous sommes cinq. Nous avons les codes et les réflexes des très jeunes entreprises.

Attention, minute éco : 

Sainte Cru, c’est 2500 hectolitres, contre 1200 l’an dernier, et 600 il y a deux ans. Notre brasserie fait 250 m2. Je veux agrandir, passer à 550 m2, embaucher, investir 500 000 euros dans du nouveau matos, passer à près de 7000 hectolitres, rapidement.

Des projets sont en cours mais chut, pas le droit d’en dire plus.

Blind test pop culture

Chaque nom de bière devrait vous rappeler vaguement quelque chose : Red is Dead, Tempête du Désert, White Rabbit, Orange Mécanique, Sex Ale and Rock’n Roll par exemple. 

C’est punchy, décalé, rock, très inspiré du ciné, fort, comme le liquide dans la bouteille.

Bière d’Alsace. Vraiment ?

Sainte Cru revisite la Craft Beer US. Et n’a pas peur de remiser au placard l’imagerie d’Epinal de la bière locale.

On s’inspire de recettes nord américaines par exemple, en proposant de nouveaux goûts, en jouant sur différents houblons. Nous gardons une brasserie de 50 litres juste pour les prototypes.

Les bières ont chacune un caractère bien trempé, très loin d’une Pils qui passerait pour une tisane à côté.

La preuve avec la bière de printemps. Vous en voyez fleurir partout en ce moment. Normal, c’est le printemps… 

Les brasseurs alsaciens rivalisent, parfois, de non-originalité. Vous arrivez à faire la différence vous ?

Dans la team Vivien, les choses sont abordées sous un autre angle : comment se démarquer ?

Notre bière de printemps ? Du bacon trempé dans du café (rires)!

Elle s’appelle No Risk, No Fun, de type Smoked Porter.

Cette bière brune (!) est fabriquée à partir de malt torréfié, très typé british. Ça ne sent pas la marguerite, mais le café, le chocolat, le caramel. 

Du fun d’abord

Sainte Cru, c’est autre chose, something else. Voilà.

Que dire de plus ? Cinq mecs font vraiment ce qu’ils veulent. Ils bouleversent les habitudes et imaginent une nouvelle race de bières locales, très internationales finalement.

Notre palais peut se réjouir, ces bières sont superbes. 

Au fait, Sainte-Cru n’est pas la sainte patronne des fêlés du houblon. L’origine est à chercher dans le nom des habitants de Sainte-Croix-en-Plaine (le kilomètre 0 de l’aventure) : le saint-crucien.

Sainte Cru, suivez les actualités de la brasserie sur cette page Facebook. Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, surtout avec une Apocalypse Now à 8%.

Ce week-end, découvrez d’autres brasseries artisanales à Strasbourg, à l’occasion du salon Les Brasseurs font le printemps. Démarrage à 18h vendredi 24 mars, jusqu’à 1 h du matin, 23 rue du Lazaret.