Tchapp a vendangé du crémant bio à Epfig

Yves Amberg est vigneron bio depuis 20 ans à Epfig. Rencontre, dans ses vignes, au Fronholtz.

Le bonhomme est stressé. On peut le comprendre : c’est une année de travail qui se joue en un mois de vendanges. 

Comme d’habitude, tout commence avec le crémant, qui deviendra un assemblage subtil de chardonnay, pinot blanc, pinot gris et riesling.

Yves connait la musique. Il est vigneron depuis toujours. 

J’avais 10 ans quand j’ai commencé dans les vignes. Je ne sais faire que ça (rires).

La récolte du raisin se fait entièrement à la main, avec une bande de copains qui reviennent chaque année (environ une dizaine).

Le domaine s’étend sur 13 hectares. Tout en bio… donc sans utilisation de produits chimiques ou molécules de synthèse.

Quand Yves Amberg a fait sa conversion il y a 20 ans, ils n’étaient que deux dans le patelin à croire au bio.

Aujourd’hui, c’est très différent...

L’Alsace est une des régions viticoles de France les plus bio, avec 15% de sa production en “vert” (10% pour la moyenne nationale).

Selon l’Obersavatoire des producteurs bio d’Alsace, il n’y avait que 85 vignerons bio en 2006, contre près de 300 actuellement. 

Prise de conscience environnementale, volonté de consommer mieux, le vin bio en France est de plus en plus demandé.

Le marché français du vin bio a frisé le milliard d’euros de ventes en 2017, +21% par rapport à 2016.

13% des consommateurs ne consomment que du vin bio.

Dans les foires aux vins des supermarchés, on n’a plus honte. Les vins bio ne sont plus planqués derrière les cubis indus.

Dans certaines enseignes, on vend autant de vins bio que de vins “classiques”, une petite révolution.

Preuve que le marché explose, les transformations des domaines classiques en bio ont triplé en 10 ans !

Rien qu’en Alsace en 2015, il y a eu 281 conversions au bio. 

Les consommateurs font attention maintenant. Il y a un vrai respect de la nature et une volonté de boire plus sainement

remarque Yves Amberg.

Gaffe à l’abus d’alcool, même en bio !

Et le goût ? 

Franchement, à l’aveugle, tu ne peux pas faire la différence entre un vin bio et non bio. C’est le vin en lui-même qui est différent. Nous utilisons des cépages alsaciens exceptionnels.

Pionnier il y a 20 ans dans le vin bio, Yves Amberg se lance désormais sur les réseaux sociaux.

Pour attirer une nouvelle clientèle, plus jeune, qui partage ses valeurs…

Sa jeune équipe raconte le travail dans les vignes sur Facebook par exemple

Tranche de vie dans les vignes, regardez la vidéo dans notre player.