Tomi Ungerer, le papy brigand des enfants

L’illustre Tomi Ungerer vient de publier son nouveau livre jeunesse, “Ni oui ni non, réponses à 100 questions philosophiques des enfants”.

Tomi, avec humour et finesse, explique la vie aux petits.

Comment dire à quelqu’un qu’on l’aime ? Et se faire des amis quand on est timide ? Pourquoi on a des couleurs préférées ? Pourquoi y a-t-il de l’argent ? Dans cette compilation des chroniques parues dans Philosophie Magazine, Tomi Ungerer commente et illustre ses réponses à cent grandes questions d’enfant, entre philosophie et poésie.

Pour préparer son livre, Tomi Ungerer a travaillé près de quatre ans avec les enfants. Beaucoup d’écoute, des dialogues, pour cerner les interrogations des petits de moins de 7 ans.

Il en a tiré des billets dans des magazines puis a rassemblé les grandes questions dans ce livre, publié à L’école des loisirs

Pour l’illustrateur alsacien de 86 ans, répondre aux questions des enfants, c’est aiguiser la curiosité naturelle, les ouvrir au monde.

Nora Bouarioua, correspondante d’Alsace 20 à Paris, a rencontré Tomi Ungerer à la Maison de l’Alsace sur les Champs-Élysées.

C’est là-bas que l’artiste a présenté à toute la presse nationale son dernier ouvrage. Vidéo à voir dans notre player. 

Tomi

Depuis plus de 60 ans, Tomi Ungerer est reconnu comme un auteur majeur, entre autres, de livres pour enfants partout dans le monde.

Ses plus grand succès, Jean de la Lune, Les Trois Brigands, ont été adaptés dans plus de 40 langues. 

Retrouvez ici une biographie de Tomi Ungerer, rédigée par Thérèse Willer, la conservatrice du Musée Ungerer à Strasbourg. 

Extrait, Tomi explique ses dessins pour les enfants :

Si j’ai conçu des livres d’enfants, c’était d’une part pour amuser l’enfant que je suis, et d’autre part pour choquer, pour faire sauter à la dynamique (sic) les tabous, mettre les normes à l’envers : brigands et ogres convertis, animaux de réputation contestable réhabilités… Ce sont des livres subversifs, néanmoins positifs.

Tomi Ungerer, “Ni oui ni non”, disponible depuis le 21 mars, 16 euros.