Cent ans du port de Strasbourg : le Rhin n'a jamais cessé de faire vivre la ville.

Fin septembre, sur les quais du Bassin du Commerce, on soufflera cent bougies.

Cent ans, très exactement, depuis que l'État et la Ville de Strasbourg ont scellé la convention transformant un simple port municipal en établissement public autonome.

Un siècle plus tard, les Ports de Strasbourg brassent près de 7 millions de tonnes de marchandises chaque année an.

Du 23 au 26 septembre 2026, c’est l’anniversaire de ce poumon économique local.

Un peu d’histoire

On a tendance à faire démarrer l'histoire du port en 1926.

Elle commence en réalité bien avant, sur les rives de l'Ill, où les bateliers de la Corporation de l'Ancre régnaient sur la navigation rhénane dès 1331.

Il faudra attendre le XIXe siècle et l'ouverture des canaux du Rhône au Rhin (1832) puis de la Marne au Rhin (1853) pour que Strasbourg se raccorde vraiment au réseau fluvial français.

En 1892, le premier bateau à vapeur accoste au Bassin d'Austerlitz : c'est, symboliquement, la naissance du port rhénan moderne.

Le vrai tournant administratif arrive en 1926, quand le maire Jacques Peirotes signe avec l'État la convention qui fait passer le port sous statut autonome.

Suivent trois décennies de chantiers : écluse Sud, bassins Vauban et René-Graff, port aux Pétroles, avant-ports Nord et Sud, puis extension vers le sud dès 1950.

Depuis 2021, l'établissement a troqué son ancien nom pour « Ports de Strasbourg », et son siège pour un nouveau bâtiment rue du Port du Rhin.

Le Rhin, artère économique de Strasbourg

Le port est le deuxième port fluvial de France derrière Paris, et le premier port français du Rhin — cinquième à l'échelle du fleuve, derrière Duisbourg, l'ensemble RheinCargo, Karlsruhe et Mannheim.

En 2025, 6,8 millions de tonnes y ont transité, dont 5,8 millions par voie d'eau et plus d'un million de tonnes par rail.

Derrière ces chiffres, le port s’étend bien au-delà de Strasbourg.

De Marckolsheim à Lauterbourg en fait, près de 500 entreprises emploient environ 10 000 salariés directs et font vivre 27 000 emplois induits, pour un chiffre d'affaires estimé de 4 milliards d'euros.

Le projet stratégique 2024-2028, vise à faire de l'établissement « le plus européen des ports français », avec plusieurs millions d'euros d'investissements programmés pour la décarbonation industrielle, la modernisation ferroviaire et le développement de la plateforme de Lauterbourg.

Fiesta

Le 23 septembre, durant trois jours, le Port de Strasbourg célèbre ses 100 ans.

Forum pour l’emploi, expositions, ateliers et visites pour le grand public, l’idée est de populariser le Port auprès des Strasbourgeois, qui ont encore tendance à pas très bien comprendre ce qui se joue là-bas, près des conteneurs du terminal Nord. 

Tout le programme est voir ici.

GUP

Mention spéciale pour le GUP, le Groupement des Usagers des Ports de Strasbourg. 

L’association et ses 85 entreprises adhérentes défend les intérêts de près de 6000 salariés, de boîtes très diverses, sur les questions de mobilité ou de développement économique par exemple. Le GUP est le relais entre les élus locaux, les habitants, et des acteurs majeurs de l’industrie locale.

Des grands noms sont au GUP, comme Soprema ou Blue Paper.

Eux aussi seront au Port du 23 au 26 septembre pour présenter les actions de la structure, et les engagements des entreprises adhérentes, sur la décarbonation par exemple ou la fourniture d’énergie renouvelable.

Notre partenaire, R-CUA, développe avec des industries un réseau de chaleur alimenté par de la chaleur fatale, de la chaleur issue de la production et non valorisée jusqu’à récemment. 

En vidéo sur Tchapp, présentation du GUP et focus sur Efrapo, fournisseur de biens industriels installé dans le quartier du port du Rhin à Strasbourg.

Tout savoir sur le Port de Strasbourg, là.

Vidéo/Photos@Tchapp, illustration@PAS