De nouveaux jardins partagés à Schiltigheim

La ville de Schiltigheim lance des jardins partagés dans l’écoquartier Adelshoffen en plein centre ville.

Depuis mi-juillet, huit bacs en bois sont installés dans le parc de la Résistance.

Dans ces bacs, des herbes aromatiques, des petits légumes, quelques plantes médicinales.

Le tout est planté, porté, par l’association Horizome qui a mobilisé des habitants du coin.

Ce collectif d’artistes, architectes, urbanistes, vient d’initier avec la ville ce qui deviendra en 2021, un grand jardin partagé de près de 1000 m2.

On démarre, on voulait un petit quelque chose pour lancer l’idée en attendant le réaménagement de la zone concernée, dans le parc. Alors on a planté différentes choses, tout en bio, hors sol

explique Lyes Laifa, architecte et membre d’Horizome.

Tout reste à faire : décider des cultures, inciter les habitants du centre-ville à rejoindre ce collectif puis à entretenir cette terre.

Il faut des îlots de fraîcheur en ville, il faut retourner à des circuits courts. Un jardin partagé améliore le bien être des habitants, qui vivent dans un environnement très minéral, très dense.

Du vert plus vert

La ville de Schiltigheim veut développer une forêt urbaine dans ce parc au coeur de la ville. Les jardins ne sont qu’une partie du projet.

C’est vert, mais l’ambition est de relancer une biodiversité, où les hérissons peuvent par exemple se réfugier, les oiseaux se nicher.

On plante, on replante. Rien que l’année dernière à Schilik, nous avons planté plus de 200 lierres rampants. Il faut devancer le réchauffement climatique, planter des arbres, faire de l’ombre. Sous un arbre au parc, vous avez deux degrés de moins qu’au soleil sur un pavé.

Jean-Marie Vogt est adjoint au maire chargé du cadre de vie à Schiltigheim. C’est lui qui pilote, entre autres, le concept de trame verte et de forêt urbaine.

Il espère que l’épisode Covid a changé la donne auprès des élus et des habitants. Et que cette ambition de forêt urbaine puisse se multiplier partout où c’est possible.

Énergie verte

Au coeur de cet écoquartier se trouve une chaufferie écologique qui a la particularité de posséder une tour végétalisée. 

Nous utilisons de l’énergie renouvelable, dans la nappe phréatique, pour fournir de l’énergie à 400 équivalents logements. On sent que la donne change chez nos clients, que l’écologie prend le pas sur le reste.

Nicolas Perea est le directeur commercial de l’exploitant, R-CUA. Chaque année en été, il fait visiter aux habitants son complexe ultra-moderne, installé dans une partie du sous-sol d’une ancienne brasserie.

Il nous explique qu’il y a peu de temps encore, ses clients n’avaient que le prix en tête. Plus cher, moins cher...

Aujourd’hui, tout est très différent, comme s’il y avait eu une véritable prise de conscience sur les enjeux écologiques. 

Je suis certain que dans cinq ans, on ne parlera plus du tout du coût, mais que des bienfaits pour l’environnement et donc pour nous. De toute façon, si on veut 100 % d’énergie renouvelable sur l’Eurométrople de Strasbourg dans les prochaines années, il faut changer de braquet et tout miser sur ses énergies vertes.

En vidéo sur Tchapp, découverte des jardins partagés du parc de la Résistance.

R-GDS est partenaire de Tchapp.