L'inclusion d'enfants autistes par le sport à Strasbourg

L’ASPTT Strasbourg propose l’inclusion d’enfants autistes dans les activités sportives.

Aymen a 6 ans, il est autiste. Depuis plusieurs mois, l’enfant participe à des ateliers d’éveil athlétique dans le gymnase Marcelle Cahn, au parc des Poteries.

Ces cours, Aymen en profite avec d’autres enfants du coin.

Il n’est pas à part, il n’est pas isolé, c’est de l’inclusion, le principe de placer des enfants “malades” ou en difficultés avec des gosses “ordinaires”. 

L’objectif, vous vous en doutez, est de faire comme s’il n’était pas autiste, de lui permettre d’avoir la même vie sportive et sociale, avec à peine quelques aménagements.

Anissa est son éducatrice personnelle, spécialisée dans le sport adapté. La jeune fille de 26 ans accompagne Aymen dans les exercices, toutes les semaines lors des cours. 

J’explique les règles, je lui explique ce qu’il doit faire et je l’aide s’il le demande. Mais Aymen se débrouille comme un chef, il comprend très bien.

En quelques mois, au contact des autres enfants et des entraineurs du club, le petit garçon a fait d’importants progrès. 

Il peut encore être parfois débordé par un accès de colère, mais il s’adapte très bien aux autres, et l’inverse aussi. Difficile de remarquer qu’il est autiste durant les séances. Je suis très fière de lui !

Ce dispositif d’inclusion d’enfants autistes existe dans d’autres clubs en France.

Décloisonner, insérer, ne plus stigmatiser les autistes, voici les grands principes du programme, soutenu entre autres par la Fondation Orange avec la Fédération Sportive des ASPTT.

À Strasbourg, trois enfants autistes participent à des séances au sein de l’ASPTT. On peut mieux faire explique Anissa, mais le dossier reste sensible...

D’abord, il faut s’adapter au degré d’autisme de l’enfant. Les progrès peuvent prendre du temps. Ensuite, il y a les parents. Si l’enfant veut bien essayer de se mêler aux autres, les parents peuvent avoir peur du regard des autres enfants ou parents, et renoncent. C’est pour ça que nous faisons la promotion de notre dispositif : pour convaincre. L’inclusion doit être la norme aujourd’hui.

D’ici à 2020, la Fédération Sportive des ASPTT veut inclure 100 enfants autistes dans des clubs en France (le dispositif ). 

Une campagne nationale de dons est ouverte pour financer le dispositif et débloquer des postes d’éducateurs spécialisés. Vous pouvez donner un coup de pouce ici

En vidéo dans notre player, Ayem et Anissa lors d’une séance d’éveil dans un gymnase de Strasbourg.