Quatorze jeunes en réinsertion initiés au monde des makers au Shadok

L’association AV.Lab, soutenue par la Fondation Orange, a invité quatorze jeunes sans emploi ou ayant quitté l’école, à s’initier au monde des “makers”, ces apôtres du “Do it yourself”. 

Inventer leur cité idéale, à travers le maniement des machines numériques du Fab Lab du Shadok : c’est le défi lancé par l’association AV.Lab, qui gère ce laboratoire original, à quatorze jeunes sans emploi ou ayant quitté l’école. L’objectif était simple pendant cette formation de 84 heures, qui s’est étalée sur un mois : leur redonner confiance en eux, et les pousser à valoriser des compétences dont ils n’ont pas conscience. 

Pour Noé Milesi, de l’association AV.Lab, ces compétences pourront être mises en avant dans leur future vie professionnelle : 

Le fait de travailler en équipe, de gérer un projet de l’idée, à la conception et la réalisation, l’assiduité, la maîtrise de tel logiciel ou de tel outil numérique… Tout cela peut être valorisé par la suite dans leur cursus. 

Des T-shirts qui célèbrent la culture “tag” et “street-art”, qui revendiquent le droit d’avoir un supermarché (le quartier de l’Elsa notamment souffre d’un manque criant de commerces), des maquettes, du mapping (le fait de projeter sur un support fixe une image ou une vidéo), l’utilisation d’imprimante 3D ou vinyle… les jeunes ont pu se familiariser avec une foule de techniques issues des Fab Labs, ces centres de fabrication venus des Etats-Unis, où le maker se réapproprie son environnement, en faisant et en réparant lui-même. 

Le but du projet “Cité idéale”, c’était aussi d’inviter ces jeunes, souvent marginalisés socialement et physiquement, d’entrer au Shadok, d’oser pousser la porte, selon Noé Milesi : 

Tout ici est gratuit, tout est ouvert, et pourtant les jeunes n’osent pas rentrer, ils se disent que c’est un lieu fait pour les Strasbourgeois du centre-ville. Au contraire, on aimerait leur montrer que c’est aussi un lieu pour eux !

Alors l’association leur fournira des badges, pour qu’ils puissent entrer au Fab Lab quand ils le souhaitent et continuent à créer, au-delà du projet.