Sikle, ou le compostage urbain malin à Strasbourg

Ramasser en vélo les déchets organiques de professionnels à Strasbourg pour faire du compost… Un peu taré ? C’est pour ça que c’est intéressant...

Sikle récolte depuis quelques mois les produits compostables auprès d’entreprises, des restaurateurs de Strasbourg par exemple. 

L’idée est de valoriser ces déchets (épluchures...) en faisant du compost, vendu dans un second temps, aux particuliers. 

On évite l’incinération pour privilégier la fabrication d’une matière (le compost), qui pourra servir au développement de l’agriculture urbaine.

Utiliser le vélo n’est pas révolutionnaire à Strasbourg : dans une ville de plus en plus allergique aux autos et camions, il est indispensable de repenser ses déplacements, même les collectes et livraisons, avec des solutions “douces”.

Pour le moment, Sikle, un projet porté par l’association Bretz’selle (récup, valorisation de vieux vélos, ateliers, Tchapp en a déjà parlé ici), travaille avec 15 professionnels de la place, qui donnent 2 tonnes de biodéchets chaque mois.

Ces déchets sont compostés dans des jardins familiaux. Demain, il y aura un site entièrement dédié à l’activité de Sikle, grâce à vous.

Une campagne de financement participatif sera lancée le 17 juin prochain pour aider à financer ce projet (les détails là).

Sikle a besoin de 11 530 euros pour créer ce premier site et si ça marche, développer sa flotte de vélos et déjà imaginer un second site de production de compost. 

La démarche est expliquée sur le site internet de Sikle :

Nos collectes fréquentes par échange de bacs propres allègent les cuisines et lieux de stockage. Trier à la source, collecter à vélo et produire un compost 100% Strasbourg, voilà notre participation au cycle de la matière organique. Enrichir le sol grâce au compost en misant sur une logistique faible émission, c’est un engagement des professionnels responsables pour un air meilleur, une ville fertile.

Le rêve de Sikle est de fédérer d’ici à 2022, plus de 200 établissements à Strasbourg pour valoriser 10 tonnes de biodéchets chaque semaine, avec cinq emplois.

Photos @Sikle