A vélo, et en jupette!

Envie de porter votre plus belle jupette sans vous transformer en Marylin Monroe sur votre vélo ? La Strasbourgeoise Véronique Bertrand a imaginé une « jart’elle » pour fixer jupe et robe vous mettant à l’abri de tout coup de vent !

Cela faisait dix ans que cette accro à son vieux biclou se demandait comment empêcher les jupes de s’envoler. Il lui a fallu un an pour ficeler et réaliser ses « jart’elles ».

« Je voulais quelque chose de solide et de joli, créer un accessoire de mode qui aille avec sa tenue, son humeur du jour, au même titre qu’un bracelet ou un foulard. »

En liberty, avec des têtes de mort, des petits cœurs ou des rayures… Véronique Bertrand, créatrice des Filles à vélo, a déjà réalisé de ses petites mains 340 modèles, tous différents, de "Jart’elle". En trois tailles différentes et ajustables. Et moyennant 13,80€ l'unité. 

Depuis le 15 février, elle fournit deux spécialistes du vélo à Strasbourg, Rustine et Burette, et CitizenBike  

« L’idée est marrante. Et bonne en plus ! Je vends déjà les accessoires Poupoupidou, mais le consommateur aime bien avoir le choix », constate Jean-Luc Kaeuffer, gérant de Rustine et Burette.

Poupoupidou ? C’est une autre attache-jupette créée par deux Nantais il y a peu.

D'autres accessoires sous le coude...

« Mais leur produit est plus technique et fonctionne avec un aimant à fixer sous la selle. »

Alors que Jart’elle reste plus girly.

Si aujourd’hui elle ne fait aucune marge sur ses accessoires – elle reverse même un euro à chaque vente à Cycles et solidarité, une association qui retape des vélos pour les envoyer en Asie du Sud Est, Véronique envisage un jour de créer son entreprise.

« J’ai encore plusieurs accessoires sous le coude, mais c’est encore un secret ! Je les sortirais selon le succès ou non des Jart’elles. »

En attendant, les débuts sont prometteurs : plus d’une centaine de « likes » sur Facebook dès la première journée… Et des commandes jusqu’en Belgique !

« Je n’avais pas du tout prévu ça ! J’ai deux accessoires à envoyer mais je ne connais même pas le coût de l’envoi ! »

En attendant un e-shop, peut-être un jour, on retrouve ses Jart’elles en boutique. Et bonne nouvelle : ils sont même lavables en machine. On découvre en vidéo le petit tuto super easy!