L’Autorité de Sûreté Nucléaire alerte sur un “risque de perte de source froide” sur 29 réacteurs en France. L’affaire est sérieuse, un incident à la centrale de Belleville-sur-Loire a été classé au niveau 2 de l’échelle INES.
Que se passe-t-il ? Pour faire simple, le circuit de refroidissement de plusieurs réacteurs rouille !
En cas de séisme, les tuyaux pourraient rompre, noyer les générateurs, et du coup, comme à Fukushima, empêcher tout refroidissement du combustible nucléaire.
Extrait de l’analyse publiée par l’ASN :
L’insuffisance de résistance au séisme d’une tuyauterie a été initialement détectée par EDF dans la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Des investigations complémentaires demandées par l’ASN et réalisées par EDF début juin 2017 ont mis en évidence, sur plusieurs portions de ces tuyauteries, un état dégradé avec des épaisseurs inférieures à l’épaisseur minimale requise pour assurer leur résistance au séisme. Ces dégradations sont la conséquence de la corrosion qui a pu se développer en l’absence d’une maintenance préventive adaptée. EDF a déclaré le 10 octobre 2017 que 20 réacteurs étaient concernés par un risque de perte totale de la source froide. Neuf autres réacteurs sont quant à eux concernés par un risque de perte partielle de la source froide.
Dans le Grand-Est, les réacteurs de la centrale de Cattenom (quatre) sont concernés par un risque de perte totale de source froide.
La centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin, la plus ancienne de France, ne figure pas dans la liste de l’ASN.
Il y a peu de temps, l’ASN avait jugé la sécurité du site alsacien “satisfaisant”.
En 2016, la centrale de Fessenheim était la plus sécurisée de France selon le gendarme du nucléaire.


