Plus de 800 000 personnes pourraient manifester ce 5 novembre partout en France, autant que pour la journée du 17 octobre.
Le gouvernement s’attend à des situations difficiles par endroit, avec des débordements.
Les syndicats, CGT en tête, appellent à la grève et à des manifestations pour dénoncer la vie chère, ainsi que le manque de moyens dans les services publics.
Les lycéens et étudiants seront encore au coeur des cortèges.
Les transports en commun, bus, tram, train, sont perturbés en Alsace.
Des rassemblements et blocages sont organisés devant des lycées, et surtout à l’université de Strasbourg.
Une manif doit s’élancer à Mulhouse, place de la Bourse à 14h.
Strasbourg : le centre ville étant interdit d’accès aux manifestants, un rassemblement est annoncé en début d’après-midi 14h, place de la République.
Les forces de l’ordre sont déjà mobilisés devant des établissements strasbourgeois, comme Marie-Curie.
Les étudiants dans la galère
L’Université de Strasbourg a reporté à plusieurs reprises cette semaine des partiels programmés dans les facultés.
Impossible d’organiser les examens sereinement quand les facs sont fermés ou bloqués.
Depuis des semaines, les cours sont très perturbés, presque inexistants, en raison du mouvement de grogne des étudiants.
Tchapp a reçu un mail d’un porte-parole des étudiants en première année de la faculté de droit de Strasbourg.
Document que nous reproduisons ici, et qui explique le vécu de ces étudiants, âgés de 19 ans pour la plupart.
Actuellement en première année de licence, nous traversons une période particulièrement importante de notre cursus : celle des galops d'essai. Pourtant, mes camarades et moi-même faisons aujourd'hui le constat amer que nos revendications restent sans réponse satisfaisante et que les solutions proposées par l'administration sont largement insuffisantes au regard des difficultés rencontrées.
C'est pourquoi je souhaite attirer votre attention sur le blocus prévu demain, devant la Faculté de droit de Strasbourg, afin de faire entendre nos revendications :
-Le respect de nos droits en tant qu'étudiants ;
-L'amélioration de nos conditions d'études ; pour nous ainsi que les personnes en situation de handicap ;
-Une meilleure organisation administrative.
Mais notre mobilisation ne se résume pas à ces revendications.
Nous ne sommes pas des machines. Nous sommes des étudiants, avec des contraintes, des responsabilités et des réalités sociales différentes. Certains d'entre nous vivent dans des conditions précaires et doivent travailler en semaine, le soir ou le week-end pour financer leurs études et subvenir à leurs besoins.
Il est donc particulièrement réducteur de présenter notre mobilisation comme une simple conséquence d'un manque de préparation aux partiels. Le problème est bien plus profond : il concerne nos conditions d'études, notre quotidien et la considération accordée aux étudiants.
Nous ne demandons pas de privilèges, mais simplement de pouvoir étudier dans des conditions dignes et bénéficier d'une administration à la hauteur de ses responsabilités.
Nous sollicitons donc votre attention et espérons que vous accepterez de médiatiser notre mobilisation afin que nos revendications puissent enfin être entendues et que des changements concrets puissent être mis en place.


